08 février 2008
Petite rectification et action pour faire reconnaitre nos anges...
Je parle dans le sujet précédent d'une loi
ceci n'en est pas encore une mais un décret.
Voici un texte trouver sur l'association Petite Emilie.
Suite aux 3 arrêts identiques prononcés le 6 février 2008 par la Cour de Cassation http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_publications_documentation_2/actualite_jurisprudence_21/premiere_chambre_civile_568/arrets_569/aux_arrets_11171.html
l’association se réjouit pour les familles concernées ; il s’agit en effet d’un pas en avant vers la reconnaissance des fœtus de moins de 22 semaines, si importante pour les parents ayant vécu une IMG.
Si la jurisprudence pousse le législateur en l’incitant à réfléchir et à se positionner sur le statut des fœtus de 16 à 22 semaines, alors Petite Emilie participera aux débats sans hésiter.
Pour autant, au jour d’aujourd’hui, seules des actions en justice permettront de faire valoir cette jurisprudence.
La loi tant attendue...
Voilà la nouvelle qui fait de nos anges
des êtres reconnus et non pas un simple souvenir que nous paranges
nous efforçons de ne pas faire oublier auprès de nos proches principalement.
Il nous en a fallut des mots, des explications parfois houleuses pour faire comprendre que ces tous petits bébés étaient nos enfants même si ils ne sont pas dans nos bras.
Il nous en a fallut des mots pour faire comprendre notre chagrin et garder notre calme fasse à certaines personnes qui ne comprenaient pas ou ne voulaient pas comprendre que l'amour porter à nos anges absents est aussi fort que si ils étaient présent dans nos bras.
Bien évidement qu'il est dur pour quelqu'un qui n'a jamais vécut cela qu'un enfant né sans vie bien avant terme et si petit que le monde médical appel foetus soit considéré comme un être vivant temps qu'il n'a pas poussé son 1er crie.
Bien entendu que l'on pense à un être cher que l'on a connu, toucher, embrasser, avec qui l'on a passé beaucoup de temps et vu partir dignement lors de ces funérailles cela fait mal mais quand rien de tout cela ne sait passé la réaction est différente
"je ne le connais pas, je savais qu'il devait arrivé mais je ne le connais pas"
Aujourd'hui ce petit être sans défense aimé tout en étant au creux de sa maman et attendu avec impatience par ces proches sera reconnu même si il prend son envol trop tôt.
il aura son prénom, il portera le nom de ces parents, il sera inscrit sur le livret de famille, il aura lui aussi le droit à des funérailles dignes.
Mathilde, Ninon et tellement d'autres anges n'ont pas eu cette chance, elles sont nées sans vie trop tôt, quelques photos pour nous parents endeuillés, un papier signé "abandon de corps à l'hôpital" car trop petits, et l'on vous dit "crémation collective avec interdiction d'y assister" car elles sont nées avant 22 semaines et pèsent moins de 500 gr donc pas de funérailles.
Tout cela est déjà très dur à accepter car en regardant ce petit être il est formé il ne lui manque qu'un peu de poids et de centimètres, et pour vous soulager l'on vous donne un certificat d'accouchement avec inscrit "à acouchée ce jour de deux filles nées sans vie"
Deux filles ? mais mes filles ont un prénom !!! et pourquoi il n'y a que mon nom sur cette feuille ? leur papa aussi à un nom il était là pour leur naissance ? non madame ce n'est pas possible elles sont nées avant 22 semaines et ne sont pas reconnue par la loi...
Nous ne sommes pas mariés, pas de livret de famille donc pas de trace de ces instants précieux avec nos filles c'est si dur à admettre.
Si j'avais eu la force morale d'attendre 4 semaines de plus sachant que mes filles ici au creux de moi allaient de toutes façon s'envoler nous aurions eu ce droit;
Mais voilà je n'ai pas eu cette force, j'avais mal dans mon coeur, mon âme de les savoirs souffrantes, mon ventre arrondie n'était plus un lieu de vie mais un cerceuil...
Et puis vient le jour où l'on vous dit pour soulager votre chagrin, leurs cendres reposent ici et vous allez déposer des fleurs, une plaque, vous recueillir mais nous ne sommes pas idiots nous savons que cet endroit à été créer pour nous aider un peu à accepter et nous faisons en sorte d'y croire car cela nous aide à surmonter un peu, ça nous soulage un peu l'esprit.
Aujourd'hui fini tous ceci...
En cliquant ICI vous pourrez voir la vidéo informant de cette nouvelle loi.
Je n'espères qu'une chose à ce jour, que mes filles puissent être maintenant inscrite sur notre livret de famille car même sans être mariés se sont nos enfants et ce lien est plus fort qu'un OUI devant monsieur le maire.
07 février 2008
Une lueure d'espoir pour les paranges
SOCIÉTÉ
Mise à jour : 06 février 20:43
Tout foetus né sans vie pourra désormais être déclaré à l'état civil
06 février 20:43 - PARIS (AFP) - Un foetus né sans vie peut être déclaré à l'état-civil, quel que soit son niveau de développement, a jugé mercredi la Cour de cassation, dans trois arrêts qui devraient réconforter les associations de parents endeuillés suite à un décès durant la grossesse.
La balance de la justice
AFP/Archives - Thomas Coex
Depuis plusieurs années, des associations demandent que soit comblé le vide juridique qui existe en France pour les foetus de 16 à 22 semaines nés sans vie après une mort in utero ou une interruption médicale de grossesse.
Les arrêts de principe rendus par la première chambre civile de la Cour de cassation revêt donc une grande importance.
En obtenant le droit d'inscrire leur bébé sur les registres de l'état-civil, les parents obtiennent du même coup la possibilité de donner un nom à leur enfant, de bénéficier de certains droits sociaux comme le droit au congé maternité, ou encore celui de récupérer son corps afin d'organiser ses obsèques et de faire leur deuil.
Actuellement, dans la plupart des hôpitaux, les foetus de moins de 22 semaines sont encore incinérés avec les déchets du bloc opératoire.
L'affaire jugée mercredi concerne trois familles. Les parents de trois enfants morts-nés entre 1996 et 2001 avaient porté l'affaire en justice après s'être vus refuser la possibilité d'enregistrer leur enfant à l'état-civil.
Jusqu'à présent, les enfants dont un médecin pouvait attester qu'ils avaient vécu au moins quelques instants se voyaient dresser un acte de naissance, ainsi qu'un acte de décès.
Les autres, morts-nés, ne pouvaient bénéficier, depuis 1993, que d'une "déclaration d'enfant sans vie" et ce seulement s'ils répondaient à la définition d'enfant viable donnée en 1977 par l'Organisation mondiale de la Santé, soit un poids de plus de 500 grammes ou une grossesse de plus de 22 semaines.
Or les trois foetus concernés avaient entre 18 et 21 semaines et pesaient entre 155 et 400 grammes.
Saisi des trois dossiers, un tribunal de grande instance avait donc débouté les familles. En mai 2005, la cour d'appel de Nîmes avait confirmé les jugements.
Mercredi, la Cour de cassation a jugé, dans trois arrêts identiques, que la cour d'appel avait violé l'article 79-1 du code civil car il "ne subordonne pas l'établissement d'un acte d'enfant sans vie ni au poids du foetus, ni à la durée de la grossesse". Selon elle, la cour d'appel a tout bonnement "ajouté au texte des conditions qu'il ne prévoit pas".
Par une telle décision, la Cour de cassation décide de bousculer le législateur. Dans ses conclusions, l'avocat général Alain Legoux avait d'ailleurs rappelé que "ce n'est pas à (la jurisprudence) de fixer la norme mais à la loi".
Or, avait-il suggéré à la Cour, "quelle meilleure façon d'y inciter le législateur" que de casser les trois arrêts, cela "permettra au législateur de faire oeuvre d'harmonisation".
D'un grand réconfort pour les familles, ces arrêts "risquent de provoquer une grande anarchie", souligne toutefois une source judiciaire. On peut en effet imaginer que des mères qui décident d'interrompre volontairement leur grossesse après quatre semaines profitent de la nouvelle donne pour déclarer leur enfant et ainsi bénéficier des avantages sociaux qui y sont liés.
En revanche, il ne devrait pas avoir d'impact sur le volet pénal, la Cour de cassation ayant déjà écarté dans d'autres arrêts l'incrimination d'homicide dans le cas de décès in utero du fait d'un accident de circulation ou d'un accident médical.
21 novembre 2007
Cet article à été posté par Julie sur son blog
Evitez avant tout les phrases du style de ce qui suit, car même si vous les prononcez avec les meilleures intentions du monde, elles ne provoqueront que colère ou chagrin.
« ce n’est pas grave, vous êtes encore jeunes »
Mais si, ce qui arrive est très grave. Vous n’aiderez pas les parents en essayant de minimiser la situation, vous leur ferez simplement mal. Quant au fait d’avoir la chance d’être encore jeune, ça ne les aidera pas à ramener cet enfant qui est le seul qui compte à cet instant.
« c’est moins grave que si vous aviez vécu avec lui / Il vaut mieux maintenant que plus tard »
Y a-t-il un moment préférable pour perdre un enfant ? et même si vous estimez que c’est le cas, demandez vous simplement si ce genre de remarques est judicieux et peut apporter quelque chose aux parents à ce moment précis, alors qu’eux cherchent désespérément la reconnaissance de leur enfant en tant que tel.
« ma femme a fait une fausse couche, nous pouvons tout à fait comprendre »
Justement non, vous ne pouvez pas « tout à fait » comprendre. Vivre une fausse couche peut être dramatique, mais la situation n’en est pas moins différente. Un couple qui est allé si loin dans la grossesse, peut-être jusqu’au terme même, traverse bien d’autres choses et il lui parait inconcevable que l’on identifie cette perte à une fausse couche.
« arrête d’y penser, cela ne le/la ramènera pas / Il faut oublier et penser à l’avenir »
Cela ne les ramènera pas c’est évident, mais occulter la situation est tout bonnement impossible, au-delà même du fait que cela n’apporterait rien. Avant de penser à l’avenir, il convient de vivre le présent.
« c’est peut être mieux comme ça »
Ah bon ? désolée c’est tout ce qui me vient… mon enfant est mort est c’est mieux comme ça ?. Je comprends que cette phrase toute faite puisse sortir malgré vous, mais avec un peu de réflexion, vous comprenez sûrement qu’elle ne peut avoir de sens.
« vous en ferez vite un autre / Vous en aurez d’autres / Vous en avez d’autres »
Oui, mais en quoi cela peut-il aider à faire revivre celui qui est mort ? On ne remplace pas un enfant. Ne faites pas l’erreur de croire que c’est parce qu’il n’est pas né que l’on ne connaissait rien de lui. In utero, les enfants ont déjà leur caractère propre, et c’est cet enfant là qui va nous manquer.
« Surtout n’en faites pas un autre tout de suite » (variante : pas avant 6 mois, un an, deux ans)
Vous avez sûrement mûrement réfléchi avant de donner ce conseil. Mais sur quoi vous basez vous pour le donner ? Même les parents qui ont vécu ce drame ne donneront jamais d’avis aussi tranché à d’autres parents. Ils savent simplement que la seule solution valable dans ce cas est ce que les parents ressentent le besoin de faire. S’ils font ce que leur cœur leur dit, il ne se tromperont jamais.
« vous devez / vous ne devez pas » peu importe la phrase qui va suivre
Oubliez les grandes vérités, il n’y a pas de règle.
« il faut vous bouger et reprendre le dessus maintenant »
Inutile de leur mettre le pression, même si vous croyiez que c’est pour leur bien, ils reprendront le dessus quand cela leur sera possible. Pourquoi voudriez vous qu’ils le fassent avant ? Il faut prendre le temps de s’effondrer pour mieux se redresser. Laissez leur le temps du deuil ! Même si notre société veut que tout aille vite, que les battants reprennent le dessus en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ce serait une erreur.
Evitez de raconter vos propres malheurs.
Si vous voulez vraiment aider pensez que pour le moment rien ne compte plus pour eux, car le monde s’est écroulé
Je suis persuadée qu’en lisant ces phrases, beaucoup d’entre vous pensent qu’ils ne les auraient jamais prononcées de toutes façons. Je suis loin d’en être persuadée. J’ai entendu ces mots dans la bouche des personnes les plus sensibles et les plus intelligentes de mon entourage. J’ai même parfois eu l’impression qu’ils venaient comme ces phrases que l’on se répète en boucle qu’il ne faut surtout pas prononcer et qui sortent bizarrement quand même toutes seules dès que l’on ouvre la bouche.
Tous les encouragements que vous pourrez trouver ne sont pas forcément mauvais. Il y a seulement peu de chances pour que vous ayez le bonheur de dire la bonne phrase au bon moment. Ne croyiez pas pour autant que vous n’avez plus qu’à laisser tomber ! Il y a des choses par lesquelles vous ne ferez jamais de mal et qui procureront aux parents l’aide que vous cherchez justement à leur apporter.
23 octobre 2007
Signons toutes la pétition pour le petit Timéo
Mes amies,
Il y a peu Julie nous parlait sur son blog de l'émission "les martenelles" dont le sujet était "perdre son enfant"
Nous avons toutes été boulversée par le reportage concernant l'accident du petit Timéo 2 ans 1/2 à peine, décédé des suites de ces blessures, écrasé contre un mur par un véhicule conduit par une personne âgée, alors qu'il donnait la main de sa maman et marchait sur le trotoire.
Nous savons combien il est douloureux de perdre un enfant, nous maman d'anges.
Ces parents ont donc mis en place une pétition afin que des contrôles soient éffectué le plus régulièrement possible afin de connaître l'aptitude à conduire de certaines personnes, notament les personnes âgées, car avec l'âge nos facultées visuelles, nos réflexes etc... diminuent largement.
En tant que conductrice depuis plus de 20 ans je suis plus que d'accord avec les parents de Timéo pour que des contrôles soient fait et pas seulement sur les personnes âgées afin que de tels drames ne se reproduisent pas.
Je met donc sur mon blog les liens suivants
http://timeotiange.skyrock.com/1.html
(blog en hommage à Timéo)
(Pétition)
Merci de toute votre attention et du soutien que vous leur apporterez.
Une douce et belle pensée pour toi Timéo ainsi qu'à tous nos anges.
30 août 2007
ARTICLE POUR L'ENTOURAGE DES PERSONNES CONFRONTEES AU DEUIL PERINATAL
Car nous ne sommes pas les seuls parents à vivre un tel chagrin
Car les mots peuvent faire très mal
Car la solitude après une IMG* est plus que pesante
Tout comme l'incompréhension pour certaines personnes de nos larmes.
Nous vous proposons de lire l'article qui se trouve
(cliquez pour acceder à l'article qui se trouve à la page 10)
Nous avons découvert cet article sur le blog de la maman du petit ange Lou et le trouvons formidable.
Il vous aidera nous l'espérons à trouver les mots, les attentions, que nous parents endeuillés avons besoin d'entendre et de recevoir pour supporter l'inacceptable et réapprendre à vivre avec l'absence physique de nos enfants.
*(IMG = Interruption Médicale de Grossesse ne pas confondre avec IVG = Interruption Volontaire de Grossesse, nous désirions nos enfants, il nous a fallut faire un choix plus que difficile afin de les soulager d'une vie douloureuse et atroce suite aux handicaps ou autres maladies gravissimes dont ils étaient atteint pouvant entraîner leur déces à plus ou moins longs termes dans d'horribles souffrances).





